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Étiquette : thé

Les thés de Noël de Compagnie Coloniale

Pour cette période festive, je vous présente deux thés de la collection de Noël de la marque Compagnie Coloniale que j’apprécie énormément : le Thé de Noël® et le Thé des Neiges®. Des petites douceurs à boire (et à sentir !!) qui feront d’excellents cadeaux de noël.

Le Thé de Noël ®

Dans cette charmante petite boite rouge ( bien hermétique ) se trouve un thé parfait pour se mettre dans l’ambiance de Noël.

Il s’agit d’un mélange de thés noirs de Chine très aromatique aux notes gourmandes de cerise et d’amande qui me rappellent un arôme agréable d’épices. Un vrai goût de noël ! Le thé est agrémenté de jolies feuilles de bleuets.
Les feuilles de thé sont assez belles. C’est un élément auquel je suis sensible quand je choisis des thés. Il n’y a rien de mieux qu’un thé qui ravit à la fois le palais, le nez et les yeux.
Le gout est bien équilibré. Je ne trouve pas ça très agréable quand le fruit prend le dessus dans un thé, surtout s’il s’agit de cerise. Mais ici, pas de crainte ! Le fruit est présent mais ne prend pas le dessus.
Le thé noir n’est pas fort. Parfait donc pour un petit gouter de Noël !
Il est en vente d’octobre à janvier sur le site de Compagnie Coloniale en vrac et en sachet.

Le Thé des Neiges ®

Alors si le Thé de Noël est gourmand, le Thé des Neiges l’est encore plus ! C’est une tuerie !

C’est un blend de thés verts et de thé blanc aromatisé aux fruits rouges et à la pomme cuite ! MIAM MIAM !
On trouve mélangé à ces belles grandes feuilles entières, des pétales blancs pour accentuer le côté « enneigé » comme le dit la marque. ( Jetez un coup d’oeil dans votre théière ou votre tasse lorsque vous les faites infuser, les feuilles de thé et les fleurs dans l’eau sont très jolies ! )
L’odeur est puissante et à fondre !! La liqueur est plus légère en goût mais on sent l’arôme acidulé des fruits rouges et celle sucrée de la pomme. Les thés verts et blanc sont bien présents en bouche. Et le tout se marie bien ensemble.
Laissez-le infuser un peu plus de 3 minutes, pour avoir pleinement toutes les saveurs, si vous l’appréciez ainsi.
Il est en vente d’octobre à mars sur le site, vrac et en sachet.

Ces deux thés sont parfaits pour avoir un goût de Noël dans votre tasse. Ce sont des thés légers et très aromatiques. Dégustez-les avec des gâteaux secs, un régal quand ils sont trempés dedans ! MIAM !

Un automne au goût russe

L’automne est là et ce que j’adore boire en cette saison c’est un thé au goût russe.

Mais qu’est-ce que le « goût russe » ?

La Russie est un pays qui a une grande tradition du thé depuis le 19e siècle. Les russes avaient pour habitude de boire un thé noir très fort, provenant de Chine, mélangé à des agrumes tels que l’orange ou la bergamote.
C’est ce mélange qui a traversé les frontières de l’Empire qu’on appelle  « goût russe ».

Goût Russe aux 7 agrumes

Un de mes préférés est le Goût Russe aux 7 agrumes du Palais des Thés. C’est un blend composé de thé noirs venant du Sri Lanka et de Chine, d’écorces d’orange et d’arômes d’agrumes.
L’odeur évoquant plusieurs agrumes est très prononcé : un envoûtement immédiatement ! Ce thé fruité révèle à la fois des notes acidulés et douces pour une composition tout en finesse.
Son peps en fait un thé idéal pour le matin mais il accompagne aussi parfaitement les petites parenthèses cocooning automnales.
Il me suffit d’une petite gorgée et le temps semble se mettre en pause. Un vrai moment de détente garanti !

Et pour plonger davantage dans la culture du grand pays froid et se détendre au chaud, accompagnez votre tasse d’un excellent roman russe.

Il est disponible à la vente, en vrac et en sachet mousseline dans toutes les boutiques Palais des Thés et sur leur site internet.

Et pour vous, quel est le meilleur « goût russe » ?
Faites-le nous découvrir dans les commentaires !

Thé, quiétude et vagabondages

Si le thé est une boisson conviviale , il sied aussi parfaitement aux moments plus calmes et plus solitaires.
On aime savourer une tasse de thé dans le silence et la lenteur…
Le thé comme instant de détente qui suscite le vagabondage de nos pensées, est une vérité que tout buveur de thé connait bien.


Ici, nous avons la parfaite représentation de ce moment solitaire autour d’une tasse de thé, avec l’oeuvre de Jean Siméon Chardin, Une dame qui prend le thé
Une femme, une tasse et une théière. Le cadrage et la pénombre suscitent cette sensation de vide autour d’elle. L’obscurité fait ressortir cette fumée qui s’échappe de la théière et qui parait occuper toute la pièce pour donner un décor envoutant qui fait planer un grand calme autour d’elle.
Elle est en train de remuer son thé. L’inclinaison de sa tête et son regard suggèrent que son esprit est absent, loin. Ce lent mouvement circulaire la transporterait-il ailleurs ? La ferait-il ressasser quelques pensées ? Est-ce le contenu du petit meuble rouge qui occupe ses pensées ?
En effet, ce meuble, seul élément de couleur vive de la toile, attire le regard… Et attise la curiosité avec ce tiroir resté légèrement entrouvert. Un soupçon de mystère s’ajoute alors dans ce décor.
Peut-être que son état est simplement dû à l’envie de se reposer : « On boit le thé pour oublier le bruit du monde. » a écrit Lu Yu. J’aime énormément le travail de lumière et d’obscurité de ce tableau. Cette composition entre le noir de l’obscurité rappelé par le châle et la théière et le rouge du meuble. Le tout, mêlé à cette fumée envoutante, qui se fond avec le décor en arrière-plan, donnant une couleur chaude, pour créer un moment de repos à l’atmosphère chaleureuse et teinté d’un léger mystère.

Ce mélange de couleurs se retrouve dans le tableau d’Eva Gonzales, Le thé.

Dans un intérieur intime, calme, un petit guéridon installé entre une porte et la cheminée, sur lequel sont posées une très petite théière et tasse. Une très grande femme, habillée de noir et dont le châle rouge repose sur l’accoudoir de la chaise, tient la tasse légèrement penchée. Le guéridon semble avoir été placé à cette endroit pour profiter de la chaleur de la cheminée. La pièce semble très « cosy », il est vrai. Ici à l’inverse du tableau précédent, le rouge prédomine : avec le tapis, le châle et cette lumière qui se reflète sur le visage de la femme et du mur. Certainement la lumière qui s’échappe du feu de cheminée. Il y a toujours ce même jeu entre le rouge et le noir qui donne, comme dans l’oeuvre de Chardin : un fort contraste évoquant cette même ambiance chaleureuse et réconfortante. Encore une fois, le thé est synonyme de chaleur et de réconfort.
Tout comme la femme du tableau de Chardin, elle a le regard plongé dans la tasse. Ses pensées aussi ? Sa manière de tenir la tasse, relevée et un peu penchée, assez atypique, comme si elle s’était arrêtée en plein mouvement étaye cette idée.
La tasse de thé semble avoir un pouvoir hypnotisant, menant à l’évasion.

Dans le tableau d’André Brouillet, Le thé fumant ,une famille se retrouve autour du thé  « fumant ». L’homme est le peintre lui-même, avec sa femme et leur fille adoptive. Nous ne savons pas qui est la vieille femme.
Cette scène est très similaire aux deux précédentes : même jeu de couleurs reflétant la chaleur du thé, et surtout même silence et solitude. Car s’il s’agit d’une scène en famille, collective, il y a un silence et une solitude dans ce groupe. Ils ne parlent pas pour ne pas réveiller la petite fille ( on sent la bienveillance dans ce tableau ), mais aussi parce que tous ont une attitude songeuse : s’ils sont ensemble, physiquement, leur esprit n’est pas au même endroit. Les regards ne se croisent pas. Le peintre veille sur l’enfant, pensif. Sa femme arrête sa lecture et regarde au loin, les pensées perdues, tout comme la vieille femme. Le thé fumant les aurait-il guidé vers un endroit lointain ? C’est une belle scène de rêverie qui fait écho aux rêves que doit faire la petite fille dans son sommeil.

La femme du tableau de Brouillet laisse sa lecture pour se laisser aller à ses pensées. Lecture, thé et vagabondage est un ensemble que l’on retrouve beaucoup dans la réalité, il n’y a qu’a regarder dans les cafés et salons de thé. Vous trouverez certainement cette scène du tableau d’André Derain, La tasse de thé .

Nous retrouvons tous les codes des tableaux ci-dessus ( remarquez aussi la théière, on dirait la même que celle du tableau de Chardin). Nous avons les mêmes codes couleurs, la même ambiance chaleureuse et mystérieuse, ce même décor qui s’efface dans le noir, pour se focaliser sur ce moment, sur cette évasion. Mais contrairement aux deux premiers, l’angle de vue nous permet de voir le personnage de face et ainsi observer plus nettement, son attitude songeuse.
Le livre est bien mis en évidence, qui attend que l’on tourne sa page. Malheureusement il risque d’attendre, le regard de la femme ( ses beaux et immenses yeux noirs captivent notre oeil ), n’est plus sur lui mais ailleurs. Le regard de côté projette au loin, tout un univers mental pour lequel on délaisse bien volontiers la réalité.

Ce regard perdu, on le retrouve dans le tableau de Marie Bracquemond, Le gouter.

Ce tableau casse avec les autres. La scène de thé se déroule à l’extérieur, il est très lumineux, les couleurs dominantes du jour sont le bleu et le vert. Mais il montre la même chose que les autres. C’est un peu le pendant lumineux du tableau de Derain. J’aime cette différence de regard avec le précédent. Là ,où la femme ouvrait de grand yeux et regardait ailleurs d’une manière bien visible, ici c’est un autre type de regard, plus subtile, plus discret. Une autre manière de vagabonder dans ses pensées.


En explorant ce petit corpus, on croit volontiers que le thé conduit au calme et mène au vagabondage des pensées… Le thé: liqueur d’un instant rêvé.

Le moment du thé : bavardages et mondanités.

Que ce soit hier ou aujourd’hui, le moment du thé rime souvent avec conversation et convivialité. C’est un moment où l’on se rassemble entre famille mais aussi entre amis et connaissances, où l’on accueille dans sa maison, où l’on est invité chez un hôte, pour se retrouver autour de la chaleur d’une tasse et échanger, refaire le monde, rire aux éclats…


Dès le début de son introduction en Europe au XVIIè siècle, le thé est d’abord présent dans les couches supérieures de la société. La nouvelle boisson accompagne les événements et divertissement des gens fortunés et en vue, comme représenté ici dans ce tableau de Michel Barthélemy Ollivier, Le thé à l’anglaise dans le salon des quatre-glaces au palais du temple à Paris ( 1764).

Le thé servi à l’anglaise dans le salon des quatre glaces au palais du temple à Paris de Michel Barthélemy Ollivier ( 1764)

Nous assistons à un thé servi à l’anglaise ( servi par soi-même et non pas par des domestiques. C’est ça la vraie classe ! ) chez le Prince Conti. Le prince a rassemblé dans une très belle pièce, des nobles, des esprits éclairés et des artistes. Certains conversent avec la musique du petit Mozart en fond, d’autres servent le thé. De belles tasses et théières sont utilisées avec délicatesse. Le thé est accompagné de fins gâteaux. Le tout est présenté sous forme de buffet.
Une atmosphère intellectuelle habituelle aux salons littéraires du XVIIIe siècle, se dégage de cette scène, de par la présence des invités : scientifique, femmes de lettres, protectrice d’écrivains, musiciens ( même si ces derniers ne baignent pas dans la même lumière et portent des habits moins colorés, ce qui montre qu’ils n’ont pas le même statut que les invités aristocrates). Ils discutent, débattent, peut-être d’art, de littérature, de musique, tout en dégustant un peu de thé. Ici, nous l’image du thé comme une boisson pleine de délicatesse, raffinée qui trouve naturellement sa place dans un décor mondain et qui sied à merveille aux esprits les plus fins.
Comme il est mentionnée sur le site l’histoire par l’image , le thé à cette époque n’est pas aussi répandu en France qu’en Angleterre. Boire ce nouveau breuvage dont les anglais étaient fous et qui venait d’une terre si lointaine, devait être perçu comme exotique, précieux et très à la mode pour ces nobles. D’ailleurs, l’intérêt porté au thé est résumé dans cette petite phrase écrite sur une feuille près du près du violoncelle, dans le coin en bas à gauche du tableau (Je ne le vois pas mais sur l’histoire par l’image, l’auteur la cite ) :

« De la douce et vive gaieté
Chacun icy donne l’exemple,
On dresse des autels au thé ;
Il meritoit d’avoir un temple. »

Le thé, boisson des mondains, apparait également dans le tableau de Jeanne Lemaire, Le gouter au salon du peintre , peint en 1891. Il s’agit du salon de Lemaire. Comme on le voit sur la photo, elle a représenté son atelier à l’identique.

Un beau salon, les invités portant d’élégantes tenues, appartenant à la classe aisée.
La table est bien garnie en théières de plusieurs tailles dont la plus grosse est posée sur un réchaud. Le thé est encore chaud, on voit de la fumée qui sort. Il y a du citron posé sur une soucoupe et une belle brioche pas encore entamée. Les femmes ont des tasses à la main mais nous ne voyons pas d’hommes en avoir. Il semble même qu’un d’eux refuse poliment une tasse qu’on lui propose.
Ici encore, la conversation bat son plein autour de la tasse de thé. Ce que j’aime dans ce tableau c’est le bruit présent ! Une scène pleine de bruit de conversation. Tous les personnages sont en groupes, les positions de leurs têtes et de leurs mains, montrent qu’ils sont en train de parler. Parlent-ils des oeuvres d’arts ?
Peut-être. De secrets ? Pour deux femmes, on dirait bien !

Notez la mise en scène de deux espaces bien distincts : à gauche, les personnes qui parlent en 3 groupes, qui se tiennent debout ou assis à table sur le parquet. Et à droite, un espace bien délimité (par la présence du tapis), dans lequel se trouve deux femmes qui discutent de manière privée. Cet espace délimité est davantage discret, intime. Alors que le rideau dans l’espace de gauche est ouvert et montre une ouverture, celui de l’espace droit est tiré, comme pour les cacher. Le paravent participe également à cacher les deux femmes qui semblent être à l’écart du groupe principal. Les couleurs beaucoup plus claires, pastels, participent à montrer la différence avec le reste de la pièce. Un espace plus silencieux. Beaucoup plus discret du moins. Parlent-elle d’un secret ? D’une mauvaise nouvelle ?
Dans cette scène si anodine, se déroule peut-être un drame ! Cela n’est qu’interprétation mais en tout cas, la peintre a bien mis en valeur ces deux jeunes femmes qui, si elles sont en retrait par rapport au reste du groupe, nous est révélé et attire notre regard. Le thé serait-il propice au déliement des langues ?

À croire le peintre américain, Louis Moeller, oui ! Dans son oeuvre, The gossips ( Les ragots) on assiste à une scène, cette fois-ci beaucoup moins mondaine, dans un intérieur privé et aisé.

Il y a un groupe de quatre femmes. Trois d’entres elles, écoutent la femme de gauche parler. Tout comme dans le tableau de Lemaire, il y a une mise en scène intimiste, secrète. Un paravent est installé et a la même fonction que dans le tableau de Lemaire : cacher ce groupe durant leur conversation. Elles sont également rapprochées l’une des autres. Pour que personne ne les entendent.
On comprend aisément qu’il s’agit de gossips , de ragots : avec la position des deux femmes dont on voit le visage à droite, qui montre à quel point elles prêtent l’oreille à ce qui est dit ; ce mouvement figé de la chaise à bascule qui tend vers l’avant sous le poids de la femme qui se rapproche pour parler. C’est d’ailleurs, ce qui attire le regard dans ce tableau. La femme de dos ne semble pas prêter attention à ce qui est dit car elle semble être la seule à ne pas regarder la femme de gauche.
Il n’y a que la femme qui parle qui semble avoir une tasse de thé. Peut-être est-elle arrivée à l’improviste pour raconter ses commérages et son hôtesse lui a offert une tasse de thé pour l’accueillir ou alors les deux femmes intéressées par ce qu’elle sait l’ont invité et lui on proposé une gentille tasse de thé pour lui délier la langue ?…

Mais loin de moi l’idée de vous faire croire que le thé est la boisson des commérages et des secrets !

Le peintre franco-italien François Soulacroix a réalisé plusieurs versions d’une même scène. Celle représentant trois jeunes femmes issues d’un riche milieu au vue de leurs très élégantes tenues sont réunies dans une très luxueuse pièce pour prendre le thé. Je vous en propose deux mais il doit y en avoir une ou deux autres de plus. Soulacroix a également peint d’autres oeuvres qui ont aussi pour thème le moment du thé.
La scène est intime. Il semble n’y avoir que ce groupe d’amies dans cette salle.
Là encore, on parle autour du thé. Mais ici, le moment du thé est l’occasion de se réunir entre amis pour un moment complice. On s’amuse, on se taquine. C’est un moment entre amies qui sont heureuses d’être ensemble et de partager une tasse de thé.
Dans ces deux versions, le décor change quelque peu mais les deux représentations se ressemblent énormément ( Je vous invite à jouer aux jeu des 7 différences dans les commentaires ). Le service à thé, posé sur un très beau guéridon qui le met en valeur, est différent mais tout aussi raffiné. J’aime beaucoup le tableau de droite. La jeune femme qui se cache le visage avec son éventail et qui rougit de gêne attire le regard. Ce geste traduit une atmosphère très complice et amicale, personnelle. C’est une scène très réaliste, commune et non pas mise en scène. Cette scène de thé entre amies, on pourrait la trouver partout aujourd’hui.

Autre tableau dans le même esprit que celui de Soulacroix, l’oeuvre de Louis Moeller, Tea party .

Le milieu change, il s’agit d’un cadre plus sobre et l’âge des personnages diffère légèrement. La scène représentée est assez intéressante. L’atmosphère qui s’en dégage est l’opposée du tableau de Soulacroix. Il s’agit bien d’un groupe d’amies réunies pour le thé chez l’une d’entres elles. Là encore, il est question de conversation autour de la chaleur d’une tasse, d’une belle table bien garnie, avec de belles tasses en porcelaine et du gâteau. Une gentille rencontre entre amies !
Oui mais ici, la conversation a dû mener vers un profond désaccord. La gestuel des femmes nous le montre. Un index levé bien droit d’une femme, qui semble mettre en garde, ou affirmer son opposition, les mains innocemment levées d’une autre, pour renforcer son argumentaire et dire : « Vous n’êtes pas d’accord, soit, mais j’ai raison ! », la petite main d’une 3e femme pour tenter d’arrêter la seconde et apaiser les choses. On tente de la raisonner , on lui apporte même une autre tasse de thé pour la calmer. ( Il est vrai que tout semble mieux passer avec une tasse de thé ! ) Mais rien n’y fait… Un conflit va -t-il éclater ? Ces chères dames vont-elles en venir aux mains ?

Dans le tableau de Wilhem, The tea Lady , la conversation semble aussi aller de pair avec le moment du thé.

Un groupe d’amis ou une famille prend le thé à l’extérieur dans un cadre privé. On se parle, on s’écoute. De façon générale, la conversation semble assez posée. Mais il y a tout de même un silence. Un silence lourd pour la femme au centre de l’image. Les autres parlent ensemble, sont assis les uns près des autres. Pour la femme, il y a une place vide près d’elle, bien mise en évidence. Est-ce le chapeau de son conjoint ? Ou le sien ? En tout cas, ce chapeau met en lumière cette place vide près d’elle, et donc une solitude et un silence.
Cette solitude la coupe des autres. Elle est placée en coin de table, comme à part, elle n’a même pas de tasse devant elle. Son regard est perdu, elle est immobile. Est-ce sa solitude qui la paralyse ? Je trouvais très intéressant de mettre ce tableau dans le corpus, car la solitude est justement mise en exergue parce qu’elle apparait dans un contexte convivial, durant le moment du thé, ce qui rend le contraste encore plus fort.

Pour finir le corpus, je voulais mettre ce tableau que j’aime énormément : Le thé de cinq heures du peintre américain Julius Leblanc Stewart

Ici, nous sommes dans un très bel intérieur, plein de monde pour l’heure du thé. On retrouve plusieurs éléments déjà vu dans les précédents tableaux : un milieu aisé, la conversation qui bat son plein dans chaque petits groupes, un très beau service à thé… Mais il y a une petite différence… Les enfants ! Il est vrai qu’il était rare que les adultes «s’encombrent» de leurs enfants durant ces moments de vie sociale, surtout dans les milieux aisés.
D’ailleurs même s’il y a deux petites filles présentes, celles-ci sont bien séparées des adultes et de leurs conversations de «grands». Tous sont plongés dans leur discussions excepté deux femmes. Celle en rose qui pose un regard sur une des petites filles et une autre femme, silencieuse, qui semble perdue dans ses pensées. Sont-elles les mères des petites filles ? Ou peut-être n’y a-t-il qu’une seule mère ? Celle en rose ?
En tout cas, cette représentation du five o’ clock tea, confirme encore une fois que le moment du thé est -pour les adultes- un moment où l’on prend davantage de plaisir à discuter qu’a prendre le thé, alors que pour les enfants, il semble que cela soit l’inverse !


La peinture le montre bien, comme le champagne qui accompagne les moments festifs, le thé accompagnait des temps conviviaux, amicaux et mondains des classes sociales aisées et moyennes et ce, à différentes époques. Qu’il s’agisse de discussions intellectuelles, intimes, de conversations de tous les jours, etc. il était et il est toujours plus sympathique de discuter autour d’une bonne tasse de thé chaud.

Le thé à la vanille de Bois Chéri

Un thé venu d’une île lointaine

Aujourd’hui c’est un thé de la marque BOIS CHÉRI ( ça sonne tout doux non? ) dont je veux vous parler. C’est le thé le plus consommé de la marque : le thé noir à la vanille . Il s’agit d’un thé noir donc, aux feuilles broyées, avec des arômes de vanille qui vient de l’île Maurice, mon pays d’origine.

C’est le premier thé que j’ai gouté et je suis devenue tout de suite une consommatrice assidue. Il ne pouvait être autrement, étant donné que ma famille ne boit que ça ! Mes parents ont beau habité en France depuis quelques décennies, c’est le seul thé qu’ils boivent ( enfin, à quelques très très rares exceptions… ). Le thé à la vanille de Bois Chéri et moi c’est donc une longue histoire d’amour que mes parents m’ont transmis. Et si ça n’avait pas été ce thé, ça aurait été un autre !

Car pour les mauriciens, le thé occupe une grande place dans leur culture et leur quotidien. On en boit à toute heure de la journée, seul, en famille, quand on reçoit du monde ( comme dans beaucoup d’autres pays le thé à est quelque chose de convivial).
Le thé est le plus souvent consommé en vrac, mais il existe aussi en sachet. On le boit accompagné de lait et de sucre mais il n’est pas rare qu’il soit aussi bu nature, dégusté avec du citron ou du miel (surtout quand on est enrhumé ). Couramment, on le boit avec un petit quelque chose à manger, sucré ou salé.
L’ile est un pays consommateur mais aussi producteur.

Douceur vanillée

À peine ouvre-t-on le paquet, que la vanille nous caresse tendrement le nez. Il faut bien le laisser infuser ( 3-4 minutes ) pour que le thé exprime tout son gout. C’est un thé noir plutôt léger en théine je trouve. Vous pouvez en boire en soirée, vous n’aurez pas de problème pour dormir ( c’est mon cas, mais sait-on jamais, certains y seront peut-être très sensible). Le lait apporte davantage de douceur et révèle l’arôme vanillé. C’est un thé que je trouve très réconfortant, surtout quand il fait froid.

Où le trouver ?

Ce thé est vendu le plus souvent dans les épiceries et boutiques exotiques. À Paris, vous en trouverez dans les quartiers de Stalingrad, Barbès, les épiceries mauriciennes de Gare de l’est, entre autres, pour un prix compris entre 1,50 et 4 euros en fonction de la quantité. Il existe un Grand « Bois Chéri » à feuilles brisées vendu chez Mariage Frères au prix de 8e les 100g. Mais vous en trouverez aussi sur le net, en faisant des recherches, j’ai vu qu’il y a plusieurs site qui en vendent. Je ne les ai jamais testé donc je ne peux pas vous en recommander.

Le « Grand Bois chéri » de Mariage Frères

Pour un petit moment de douceur exotique, je vous conseille vivement ce thé ! Si vous le goutez, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

"Incident theiné ou Thé pris à la fin d'une longue journée " par Sia de @lavoixduthe 

Merveilleuse oeuvre ! Merci Sia ! 😁😁😁

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Anxi Tie Guan Yin, récolte d’automne 2021. 

Faiblement oxydé et non torréfié, il provient de la province du Fujian et, est très populaire en Chine. 

Une liqueur coulante, d'une certaine complexité et d'une longueur assez phénoménale. C'est un oolong qui révèle ses mystères petit à petit… Il se dévoile totalement quand il disparaît, en tapissant le palais d’un champ de fleurs blanches ! 

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